Fablier

Journal audio
(et si tu le dictais au lieu de l'écrire ?)

Le soir, écrire demande un effort que la journée a déjà mangé. Parler, non. Tout le monde sait raconter sa journée à voix haute — on le fait à table, au téléphone, sans y penser. Le journal audio part de cette évidence : ta voix est ton premier stylo. Reste un problème, et il est de taille.

Pourquoi la voix bat le stylo, le soir

On parle autour de 130 mots par minute ; au clavier ou au stylo, on en aligne péniblement 40. À fatigue égale, dicter livre trois fois plus de matière — et une matière plus honnête. Quand on écrit, une petite voix corrige la phrase avant qu'elle existe ; quand on parle, les choses sortent comme elles viennent, avec les hésitations, les vraies formulations, le détail qu'on n'aurait jamais pris la peine de rédiger. C'est aussi le remède le plus direct à la page blanche : on ne bloque pas devant un micro comme on bloque devant une page.

Le problème : personne ne réécoute ses mémos vocaux

Ouvre l'app dictaphone de ton téléphone : combien d'enregistrements, et combien de réécoutes ? L'audio brut est un format d'entrée merveilleux et un format de relecture catastrophique. On ne « feuillette » pas quarante minutes de voix ; on ne cherche pas un souvenir dedans ; on ne les fait écouter à personne. Un journal qui ne se relit jamais remplit un disque, pas une mémoire — or c'est la relecture qui fait l'essentiel des bienfaits d'un journal.

La bonne chaîne : parler → texte → récit

Le journal audio qui fonctionne a trois maillons. Parler, deux ou trois minutes, guidé par une question précise plutôt qu'un « raconte ta journée » trop vaste. Transcrire, automatiquement — la dictée des téléphones le fait très bien aujourd'hui. Puis, et c'est le maillon que presque tout le monde oublie, mettre en forme : une transcription brute se lit à peine mieux qu'elle ne s'écoute. Il faut que quelqu'un — ou quelque chose — transforme ce premier jet parlé en un texte qu'on aura plaisir à rouvrir dans dix ans.

Dicter le soir, recevoir un chapitre le matin

C'est exactement ainsi que Fablier fonctionne. Le soir, trois questions guidées ; tu réponds en parlant — un bouton micro, la dictée s'occupe du reste — ou en tapant si tu préfères. Pendant la nuit, sa plume transforme tes réponses en un chapitre littéraire, écrit à ta personne, dans le fil des chapitres précédents. Tu dictes deux minutes ; tu reçois ta vie, écrite.

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